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Peu après l'édification de l'oratoire, une maison fut établie, particulièrement à celui-ci et à quelques pas de distance, pour servir d'habitation à deux gardiens auxquels on donna le nom d'ermites ou Hermites de Lorette.

« Cette maison se composait à l'origine de trois pièces au rez-de-chaussée et de deux à l'étage. Un clocheton surmonte toit. La cloche, destinée à sonner l'Angélus, porte cette inscription: Sancta Dei Genitrix O.P.N. 1726. En 1966, deux pièces furent rajoutées pour plus de commodités pour les occupants. »

Ces ermites étaient nommés par le chef du diocèse, sur présentation du doyen de la Collégiale. Le P.O. Kelly, à propos de l'Hermitage Visétois, dans son art. du 23 juin 1921, résume:

C'est le doyen JACQUES DE HERVE (Hervianus) (1676-1693) qui, le premier, présenta les candidats; après lui ce furent HUBERT RADOUX (junior) (1694-1701), GUILLAUME FRANCOIS DE SLUSE (1703-1707), JEAN GERMEAU, second du nom (1707-1734), GUILLAUME PAULI (1734-1739),JEAN LE COQ (1740-1773), JEAN JACQUE SCHUEMANS (1773-1780), EUSTACHE DE RYCKEL (1780-1784), URBAIN JOSEPH DODEMONT (1784-1792) et TOUSSAINT GEORIS ou JOIRIS, dernier doyen du Chapitre Visétois.

Par son testament en date de 1752, le doyen JEAN LE COCQ à laissé à la chapelle de Lorette, à Visé, une chasuble, un missel, un pupitre d'autel, un plat et des burettes en étain. (Archives paroissiales de Visé, reg. Des testaments et contrats).

Le texte d'une présentation, faite en 1771, par le doyen JEAN LE COCQ, nous est conservé; les conditions requises pour l'admission y sont indiquées: « Comme par la mort de feu le frère ANTOINE DETRO (10 avril 1771) il vient à vaquer une place d'hermite et que le remontrant l'a donnée à certain JEAN DIDIER CARABIN, né bourgeois de Visé, âgé de 60 ans, veuf depuis et qui s'est toujours comporté honnêtement et en bon chrétien, comme constat du témoignage de M. PIERRE PIRONET, prévôt et pléban de Visé, et qu'il a paru c'est pourquoi, le remontrant supplie en dû respect votre Seigneurie de vouloir admettre le dit Jean Didier Carabin pour occuper la dite place et de députer comme coutume le R..P Gardien des Récollets du dit Visé ou tel autre qu'il lui plaira pour lui donner l'habit d'hermite, à condition qu'il se conformera exactement aux conditions lui prescrites, qui sont:

Voici quel était, à cette époque, le costume de hermites: « chapeau, habits comme ceux des Franciscains, mais sans capuche et plus courts, ceinture de cuir, bas et souliers. Ils devaient porter la barbe. » Les hermites étaient donc à peu près, comme des tertiaires franciscains et obligés à suivre une règle, mais ils ne faisaient pas de vœux. « Un jardin attenant à l'hermitage, des aumônes recueilles spécialement aux Quatre-Temps, un petit métier et la vente d'images et de chandelles aidaient les hermites à vivre modestement.» La République Française, qui supprima les chapitres et les couvents, vola les biens ecclésiastiques, persécuta le clergé et les religieux, etc., n'épargna pas les hermites. Ceux-ci durent abandonner leurs costumes et leurs fonctions, en 1796.

Après le Concordat, les deux gardiens de la chapelle furent choisis par les curés primaires de Visé; ils continuèrent d'occuper l'hermitage, mais sans reprendre leur costume, conservèrent leur nom d'hermites de Lorette.

Depuis le début du 20e s. la chapelle n'a plus qu'un seul gardien.
Le P. O Kelly a pu relever dans la table analytique des décès de la ville de Visé les noms d'un certain nombre d'hermite de Lorette:
Antoine Lonay, 21 janvier 1707; Henri Léon, 9 octobre 1713; Jean Mouhain, dit Sadez, 11 janvier 1740: Hadelin DOSSIN, 16 février 1767; Antoine Detroz, 12 avril 1771; Jean Carabin, 11 mars 1789.

Voici les noms des hermites depuis une soixantaine d'années. Ordinairement ceux-ci étaient natifs de Visé, mais tous ne sont pas morts dans cet état de vie:
Clement Maes, Jacques Royen (1870), Martin Richard,
Pierre Lhoist, de Mons, Jacques Bertholet,...
Gustin-Henri Closset et Servis Thys, en 1879, Henri Closset et Urbain Frens,
Urbain Frens et Albert Leroy ( décédés en 1887),
Henri Prheudhomme (décédé en 1909) et Denis Jowat et son frère Joseph Jowat,
Joseph Jowat et Cornelis Rouveroy, de Noorbeek _ Cornelis Rouveroy ( retiré dans sa vieillesse à l'hospice de Visé,
il mourut pendant la guerre à Ulestraten, près de Meersen, en l'hospice émigré) et Martin Janvier.
Hadelin Leroy, vivant le premier seul, né à Visé le 7 octobre 1845, fusillé à Mouland par les Allemand, le 5 août 1914.

Le 4 août 1914, les soldats allemands envahissent la chapelle et l'hermitage, se saisirent de l'hermite Jean Michel Hadelin Leroy, l'accablèrent de traitements barbares et, le lendemain, l'ayant traîné avec eux au-delà de Mouland, à quelques pas de la frontière, le tuèrent à coups de fusils. Il fut enterré où il tomba; un moi après, le doyen de Visé, Charles Lemmens, et M. Frédéric Goffin, directeur du Collège Saint-Hadelin, l'inhumèrent au cimetière de Mouland, aidés dans cette pénible et charitable besogne par M.Hubert Broers, de Mouland.

Louis Lambert, né à Visé le 30 janvier 1867, installé le 13 mai 1919.
Monsieur et Madame Dortu de xxx à 2007.
Actuellement l'ermitage est occupé par monsieur et madame Berken.

 

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