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L'histoire de saint Hadelin

Chapitre II - Les miracles de Hadelin

Aussi le nom de Hadelin, gagnait à être connu dans les environs et, dès cette époque, de nombreux étaient ceux qui se montraient assidus auprès de lui. C'est qu'il menait là-bas une vie céleste et digne de Dieu. Non seulement, il renforçait par la douceur de ses paroles la patience de tout ses visiteurs, mais il se faisait en outre un plaisir de leur consacrer dans la mesure de ses possibilités, ses devoirs de charité. Avec son serviteur qui avait sanctifié cet endroit par sa sainte vie, Dieu voulut confirmer ses anciennes paroles : « Celui qui m'aura glorifié, je le glorifierai ».

LE MIRACLE DE LA SOURCE

L'évêque de l'époque auquel l'oratoire de Hadelin appartenait délégua au monastère, la villa de Franchimont (près de Philippeville), lieu d'un des premiers miracles d'Hadelin. Les moissonneurs seigneuriaux vinrent à souffrir de la soif et déléguèrent quelques-uns des leurs pour conjurer humblement saint Hadelin d'apporter un remède propice. Le saint expliqua qu'il leur avait déjà envoyé un informateur, qui l'avait retardé par son indolence. Afin que les moissonneurs n'eussent pas à subir trop longtemps la douloureuse épreuve de la soif, Hadelin se rendit sur place. Enfonçant une baguette à l'endroit où il se trouvait, il fit cette prière d'un cœur plein de compassion : « Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, toi qui, par l'entremise de Moïse et d'Aaron, tu as, dans le désert, fait jaillir de l'eau d'une roche, ouvre-nous, dans ce lieu, la fontaine de ta miséricorde et souviens-toi de ta promesse si clémente : "Demandez et l'on vous donnera" ». Celui qui scrute les cœurs entendit les paroles de cette prière et une fontaine à l'instant même, fit jaillir une eau abondante, désaltérant les assoiffés et manifestant les mérites du saint.

LA GUERISON DE LA MUETTE

Hadelin poursuivit son chemin vers la ville de Dinant. Dans cette ville, une femme accourut vers lui en poussant des mugissements, baisait ses traces, sans pouvoir exprimer par la voix les aspirations de son cœur. Hadelin demanda à la foule présente autour de lui qui elle était et ce qui lui était arrivé. Ceux-ci lui confient qu'elle est muette. Mû par la pitié, appuyé par les cris du peuple et confiant en la promesse que le seigneur avait faite à ses disciples : « Tout ce vous demanderez en priant, sachez que vous l'obtiendrez », saint Hadelin s'en remit pieusement à Dieu et se prosterna à terre en pleurant et en invoquant Dieu pour que Dieu délie la langue de cette femme. Au terme de la prière, il fit le signe de la croix sur les lèvres de la femme, qui, tout soudain, rendit grâce à Dieu devant tous, éleva la voix de ses louanges et qui, par la suite, demeura toujours attachée à Dieu.

LA RESURRECTION DE GUIZA

Sur l'exemple d'Aquila qui offrit à Dieu la célèbre villa d'Anthée, Guiza voulut confier à Dieu le domaine de Veltz en le remettant aux mains de saint Hadelin. Elle décida même de renommer ce domaine du surnom de Mont-Saint-Hadelin. Mais une faiblesse ultime l'empêcha de réaliser ces projets. Alors que la plupart de ses fidèles étaient groupés autour du lit, elle se plaignit auprès d'eux, d'une voix faible, que le saint fût absent. Répétant cependant que seul Hadelin hériterait du domaine. Mais elle expira avant l'arrivée du saint, en tenant dans la main le gant par lequel elle devait désigner, comme de coutume, son héritier légal. Or un messager avait couru chez saint Hadelin, qui, par hasard, se trouvait alors assez loin ; il lui fit connaître la douleur de la mourante et sa volonté de lui transmettre un bien. Le saint arriva donc et, alors qu'il cherchait de la main les battements du cœur, pour savoir si elle était morte, la défunte, ô miracle, remua ses membres raidis par la mort et, à la vue de toute l'assistance, légua au saint le domaine de Veltz en lui tendant le gant qu'elle tenait. .

AUTRES PRODIGES

Le temps s'écoula, jusqu'au jour où un taureau brisa une porte en l'encornant par accident. La pauvre femme habitant la maison remplissait les alentours de cris déchirants. Le saint dans sa bonté, vint à elle et lui demanda ce qui lui était arrivé. Quand il fut mis au courant, il la consola en disant « Ne te trouble pas, ma pauvre, des dégâts causés à la chaumière, mais cherche plutôt par de bonnes œuvres à être digne d'habiter cette demeure où les chambres sont nombreuses ». Et, sur ces mots, il signa la porte, il la remit à neuf. Il remplit d'admiration tout l'assistance et, fuyant l'ostentation, se retira chez lui en tout hâte.

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